Vous trouverez ici la version martyre d'un chapitre de l'ouvrage en préparation « 23h60 » dont l'objet est de fournir des pistes pour l’exploration stratégique d’un nouveau territoire post-ontologique : complexité de l’être, de ce qui nous entoure et du sens de la vie, avec un fort ancrage dans la pratique.
Auteur : Dr Sébastien ABAD.
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« Toutes vos théories à propos de la prise en charge des situations de haute vulnérabilité c’est bien beau… mais en pratique vous proposez et vous faites quoi ? »
Agir…
Nous distinguerions :
Comment assurerions nous le lien entre narration et impact dans la réalité ? En passant non plus de « soi à soi(s) » mais de « soi et soi(s) » d’une part, et en inscrivant l’énoncé comme un fait et non l’inverse.
Citons quelques propositions en lien avec les thérapeutiques de second ordre et les jeux de l'événement.
Il y aura eu tout le travail sur la symptomatique et les récits cliniques ainsi que sur les traces entitaires démarquant et démasquées d'une clinique relationnelle.
- Faire souffrir la souffrance. Nous serions alors proche d'une exploration de nouveaux « points de bascule » du sens(é) et du soi. Et ce à partir d’une souffrance voulue détoxifiée, pour la manipuler de manière sécurisée. Détoxifier la souffrance ? Quel serait et où - chez « qui » - serait son principe actif – effractif - aux conséquences neutralisées ?
- Recourir aux substances psychédéliques pour amplifier l’entropie des récits et enrichir la sémiothèque. Comment l'encoder ?
- Générer un événement via un agent aléatoire avant que ne survienne l’événement sans agent, générer un autr-émoin, influencer le sens des interprétations, puis finalement l’événement en lien avec un autre événement, puis avec l’événement qu’il contient et s’y conforme strictement. Identifier la présence invisible et silencieuse de quelqu'un - d'autre - qui nous observe(nt). Mais générer également l'inverse, jusqu'à entamer un dialogue d'abord non verbal entre ces deux autr-émoins.
Médecine fiction ? Peut-être. Mais le fait de l'organiser, à défaut de la rendre immédiatement disponible, l'expose à la discussion. Et le fait d'en discuter en comité de plus en plus grand augmente ses chances, un jour, de rencontrer par la contestation les arguments mêmes de sa possibilité. Et une fois possible, restera alors à en définir le périmètre expérimental. Et une fois...
Se posera la question de la place des thérapeutiques ciblant le tissu dys-jonctif, thérapeutiques hétérogènes qui pourraient se trouver réunies en une I.N.M. (Intervention Non Médicamenteuse) et organisées à l’occasion d’une C.P.C.S. (Consultation de Pensée Complexe en Santé).
Auteur : Dr Sébastien ABAD.